MAIRIE DE COLLONGES-LA-ROUGE
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La Chaise du diable

La Chaise du diable est un rocher de grès rouge en forme de fauteuil. Cette pierre se dresse à l'extrémité du massif de Stolan.

L'imagination populaire y voyait là le trône de Satan : le Roi des Enfers. Il présidait les saturnales du sabbat.

Dans la nuit du Carnaval, on disait qu'à minuit, tous les chats s'envolaient aux Négrénés (contraction de négras neuchs, nuits noires, ravins sombres) participer au sabbat.

Étrangement le lieu-dit le plus proche s'appelle La Châtie !

Les sabbats

Pour la superstition populaire, assemblées nocturnes de sorciers et de sorcières qui se tiennent le samedi à minuit sous la présidence du diable.

Aussi sait-on que le diable laisse des empreintes de pieds. La marque de gauche est celle d'une béquille. Celle de droite est un sabot de chèvre.

Satan, pour favoriser la débauche, saoule ses acolytes en leur faisant boire de l'alcool qu'il fait couler de l'écorce des chênes.

Collonges et les pèlerins 

Les pèlerins de retour de Compostelle portaient autour du cou des coquilles ramassées sur les plages de Galice en témoignage de l'acte de piété qu'ils venaient d'accomplir. La Coquille dite de Saint Jacques deviendra le symbole universel du pèlerinage de Compostelle.

Ce symbole sera repris par les tailleurs de pierre pour décorer les édifices religieux et civils et les croix au bord des chemins. Il deviendra un des thèmes décoratifs préférés des architectes de la Renaissance.

La fête de la Saint Jean

La fête de la Saint Jean, située au solstice d’été dès l’avènement du christianisme, a inspiré de nombreux contes populaires qui varient selon les pays, mais dont les thèmes du feu et du soleil, de la nuit et du diable, du retour du jour salvateur sont universels. Henri Porteret, toujours à l’affût de la mémoire des hommes, nous propose ce conte du cavalier et des demoiselles.

Chez nous, il ne saurait y avoir la Saint Jean sans feu de joie et, entre autres traditions, les filles voient là le plus sûr moyen de faire prière et vœu pour s’assurer un bon mariage. Tout le monde y vient, tout le monde, sans oublier ni Dieu ni diable.

Une fois, il y a bien longtemps, deux filles d’un hameau voisin y allaient avec l’espoir d’y trouver un époux ; en passant par le raccourci, à travers bois, elles rencontrent un homme à cheval qui leur offre de les prendre en croupe pour les avancer. Confiantes, car il avait belle allure et il parlait comme un livre, elles acceptent et, charmées, elles en oublient le feu de la Saint Jean. " Il était prince  et cherchait une épouse simple et sans fortune. " Les filles se mirent à minauder à ces paroles. Elles se seraient trémoussées longtemps si un groupe de jeunes gens ne s’était trouvé sur le chemin.

" Et où allez-vous donc comme cela ? "
" Au feu de la Saint Jean ! "
" Alors faites vite demi-tour car vous allez en direction du gouffre du diable et vous y tomberez, bête et vous ".

Sans paraître gêné, le cavalier reconnut son erreur et fit faire demi-tour à sa monture. Arrivé sur la place où l’on faisait le feu, il arrêta sa monture, sauta à terre, fit descendre les deux filles en les prenant dans ses bras et malgré la jalousie qui se faisait jour parmi les garçons, il les prit par la taille pour les conduire vers le bûcher.

Les filles qui se voyaient déjà princesses, lui obéirent docilement et ne se rendirent pas compte qu’il les menait dans les flammes. On leur criait de reculer mais elles avançaient toujours ; bientôt leurs tabliers flambèrent, puis leurs robes. On se précipita pour les sortir de là mais l’inconnu les serrait par la taille comme dans un étau, ses vêtements restaient intacts et les flammes sortaient de sa bouche !

Grâce au ciel, le curé se trouvait là avec sa réserve d’eau bénite et de l’asperger en lui faisant lâcher ses deux " promises " plus mortes que vives.

On ne retrouva rien, ni cheval, ni reste. Mais dans le foyer chacun ramassa et garda un tison pensant que c’était un morceau d’os du diable ; et grâce à cela se crut à jamais à l’abri de ses tentations et de ses méfaits.

Depuis ce temps, on emporte à la maison un morceau de bois brûlé du feu de la Saint Jean.